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 LE MEILLEUR D'OCTOBRE :SORTIS DU LOT ( EVENE.FR)

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melchior
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MessageSujet: LE MEILLEUR D'OCTOBRE :SORTIS DU LOT ( EVENE.FR)   Ven 30 Oct - 10:30

Les romans de la rentrée ont envahi les librairies depuis la fin de l'été. Au risque, peut-être, de saturer les étals alors que débarquent les textes d'automne. Dommage, parce que certains méritent largement quelques heures de lecture supplémentaires.




Peut-être, justement, pour ne pas les diluer dans la déferlante de septembre, les éditeurs réservent-ils quelques trésors pour octobre. Peu d'événements du côté de la littérature francophone - la plupart des textes étant parus à temps pour les sélections des prix littéraires -, mais des maîtres des lettres étrangères, que la course aux récompenses françaises n'intéresse pas vraiment. Parmi eux quelques nobélisables qui, cette année, auront vu une Allemande quasi inconnue, Herta Müller, arracher l'ultime reconnaissance. Beaucoup d'Américains et quelques Européens qui livrent des textes personnels, forts et creusent un peu plus les grands motifs de leur oeuvre ou surprennent en bousculant les genres et en se confrontant à de nouvelles problématiques. Evene vous invite à un tour du monde en dix romans sur les traces de notre mémoire collective, de cette inestimable matière dont sont pétris les meilleurs livres.



'Loin' de Renaud Camus – P.O.L

Renaud Camus revient au roman après six ans d'attente avec ce récit de la fuite d'un homme qui quitte sa terre natale, écrasé par les mutations culturelles et la course folle du monde. L'écrivain trace un chemin vers la solitude qui prend le temps de la contemplation et sème les réflexions, les doutes, la désillusion. Un texte léger et grave, qui mérite largement sa place dans la dernière ligne droite du prix du roman de l'Académie française.







'Le Tailleur gris' d'Andrea Camilleri – Métailié

Satire sociale, chant du cygne d'un homme esseulé, roman noir sur la mafia sicilienne... le polar d'Andrea Camilleri est tout cela à la fois, multipliant les fausses pistes et les chausse-trappes comme autant de pieds de nez au lecteur timoré. Dans une langue épurée, inhabituelle chez ce styliste de la prose, le Sicilien densifie son récit aux accents tragiques et s'éloigne du genre policier dont il est aujourd'hui l'un des plus éminents représentants.







'Exit le fantôme' de Philip Roth – Gallimard

Nouvelles aventures de Nathan Zuckerman et nouvelles interrogations sur la parenté entre Roth et son personnage. Pourtant, inutile de poser la question : évidemment, les réflexions engagées sur la fiction, l'art, la glorification de l'intime mais aussi l'isolement, l'oubli ou l'aliénation politique sont partagées. Non seulement par deux hommes qui se confondent, mais par tout homme que sa condition engage, inéluctablement, sur la voie de la finitude.







'Et la fureur ne s'est pas encore tue' d'Aharon Appelfeld – L'Olivier

L'écrivain israélien Aharon Appelfeld continue d'explorer avec 'Et la fureur ne s'est pas encore tue' les thèmes qui traversent toute son oeuvre : l'enfant dans la guerre, la déportation et la survie par la fuite. D'une lucidité douloureuse, sa réflexion sur l'insoumission s'incarne dans la détermination de son personnage manchot et prolonge celle de 'La Chambre de Mariana' et de 'Badenheim 1939', ses deux derniers romans qui paraissent en poche.







'Personne bouge' de Denis Johnson – Christian Bourgois

Sorti lors de la rentrée littéraire 2008, son 'Arbre de fumée', plongée captivante dans l'enfer de la guerre du Vietnam, avait enthousiasmé la critique. Denis Johnson reprend les armes avec ce polar survitaminé, plus trivial que son prédécesseur mais tout aussi ciselé. Publié initialement dans le magazine Playboy, 'Personne bouge' s'inscrit dans la lignée des grands romans hard boiled américains. Un noir bien serré et sanglant à souhait.







'Le Fiasco du labrador' de Margaret Atwood – Robert Laffont

Peu connue dans l'Hexagone, Margaret Atwood est une figure majeure de la littérature canadienne. Elle livre ici des souvenirs familiaux, de ses jeunes années passées à protéger tant bien que mal une soeur colérique, au flottement de la vieillesse. Le violon du temps est désaccordé, la mémoire voyageuse. Mais loin du déballage intime, dans une langue incroyablement vive, elle raconte une vie canadienne, une vie de famille finalement universelle.







'Fille noire, fille blanche' de Joyce Carol Oates – Philippe Rey

On la voyait bien prix Nobel de littérature. Mais la distinction suprême, que les observateurs lui prédisent depuis des années, échappe encore à l'une des plus emblématiques et prolifiques écrivains américaines. Dans ce nouveau roman, c'est aux clivages raciaux et sociaux que s'attaque Joyce Carol Oates. Toujours préoccupée du sort réservé aux femmes, elle évite le plaidoyer sommaire et pénètre encore les subtilités des contradictions humaines.







'Chemins de croix' de Ken Bruen – Gallimard

Nouveau polar de Ken Bruen et nouvelle plongée dans l'univers jonché de cadavres - d'hommes et de bouteilles - de Jack Taylor. Collé aux semelles de son personnage récurrent, ancien flic viré pour alcoolisme et reconverti dans le privé, c'est une peinture de son pays, l'Irlande, et de son époque que brosse l'auteur de 'Le Dramaturge'. Un tableau désenchanté sans concessions, sans clichés et une expérience éprouvante pour le lecteur, même averti.





'Les Taiseux' de Jean-Louis Ezine – Gallimard

Journaliste à France Culture et au Nouvel Observateur, Jean-Louis Ezine a sans doute beaucoup entendu dans sa charge ce mot à la mode qu'est devenu "taiseux". Cet emploi excessif l'a-t-il incité à redonner sa consistance littéraire au substantif ? L'histoire ne le dit pas. Reste un roman de silences, qui après 'Un ténébreux' en 2003, creuse le sillon d'une oeuvre délicate. Et s'interroge sur la blessure que laisse à un fils la dérobade d'un père.







'Les Chaussures italiennes' de Henning Mankell – Seuil

Les eaux glacées de la Baltique, le rempart de la forêt, une galerie de gueules cassées… et l'isolement d'un homme hanté par la déception. Henning Mankell n'a rien perdu de son goût pour les destins tragiques, la solitude et la puissance de la nature. Mais là où le capitaine de 'Profondeurs' sombrait, le Fredrik Welin des 'Chaussures italiennes' réapprend à vivre dans le creux de la chaleur humaine. Une odyssée bergmanienne profondément juste.




Aurélie Mongour et Thomas Flamerion pour Evene.fr - Octobre 2009

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